
YES, OFF COURSE - 12. GENTLE VANDA
by SAGARÍA
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Vanda était son nom, douce était un avertissement.
Vanda Douce est un cabinet du troisième chapitre de YES, OFF COURSE, conçu comme une présence architecturale qui refuse de se dissoudre dans la pièce. Sa hauteur, sa silhouette en gradins et ses plans verticaux nettement définis confèrent au rangement les proportions d’un monument plutôt que celles d’un objet domestique conventionnel. La composition est maîtrisée, mais jamais entièrement symétrique. Une paire centrale de portes s’élève à travers une succession de décalages et de retraits, tandis que des surfaces triangulaires en bois de radica interrompent le laqué blanc ivoire. Le contraste n’est pas décoratif. Il donne à la pièce sa tension, attirant l’attention sur ce qui est exposé et ce qui demeure dissimulé.
Le laqué noir piano, le laqué blanc ivoire, le bois de radica et le miroir établissent un dialogue entre surfaces pleines et réflexion. Vanda Douce demeure parfaitement immobile, et pourtant suggère que quelque chose derrière ses portes ne l’est pas.
Son nom promet la douceur.
Sa géométrie n’offre aucune telle garantie.
L 115 x P 52 x H 270 cm
L 45.28 x P 20.47 x H 106.3 in
Matériaux: Laqué Noir Piano, Laqué Blanc Ivoire, Bois de Radica, Miroir
À propos
de SAGARÍA
Matias Sagaria, fondateur de SAGARÍA.
SAGARÍA n'aborde pas le design comme un simple résultat.
Il part du principe que chaque objet, chaque espace, chaque geste porte des conséquences. Pas de manière abstraite, mais dans la façon dont les gens se déplacent, se comportent, se souviennent : ce qui est construit demeure, ce qui demeure façonne.
Avant de créer sa propre pratique, Matias Sagaria a passé plus d'une décennie à diriger le design sur des projets internationaux d'hôtellerie, de commerce de détail et résidentiels, travaillant aux côtés de studios tels que Tonychi et Roman and Williams. Cette expérience a établi une discipline où la précision, la narration et le contrôle sont indissociables et où chaque décision a du poids.
Ce qui définit SAGARÍA n’est pas un style, mais une position.
Le travail s’éloigne d’une culture de l’accélération, où les objets, les espaces et les images sont produits pour répondre, suivre, disparaître.
Au contraire, il insiste sur le soin : le soin dans le temps, dans la matière, dans la construction, dans la réflexion, non pas comme une valeur à déclarer mais comme une condition dans laquelle opérer.
Le travail ne vise pas à simplifier la complexité, mais à la contenir : les choses peuvent rester non résolues, superposées, parfois contradictoires.
Designer devient une manière de construire des mondes, des lieux où rêver ne se limite pas à la nuit, mais prend forme, poids et conséquences.
L’architecture, les intérieurs et le design ne sont pas traités comme des disciplines séparées, mais comme des parties d’un même système continu, où chaque élément informe l’autre et rien n’existe isolément. La précision ne sert pas à simplifier, mais à soutenir la complexité. Les matériaux ne sont pas appliqués, mais travaillés jusqu’à porter du poids. La géométrie est exacte, mais jamais statique.
Au cœur de la pratique se trouve une quête de beauté non pas comme harmonie, mais comme équilibre précis au sein de ce qui résiste à l’équilibre.
Une condition où la tension n’est pas résolue, mais maintenue.
Rien de significatif ne vient facilement.
Rien de durable ne vient de la rapidité.
Ce qui reste est la seule mesure.



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